Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 11:24
Citation :

Jiis commençait à comprendre l'importance des mots, la nécessité pour chaque être doué de conscience de simplement parler, d'échanger, de rencontrer. Le jeune espion avait eu une petite enfance dorée, il avait toujours été entouré, accompagné, n'avait jamais connu la solitude. Ainsi quand lui et sa famille partirent s'installer sur Coruscant, Jiis laissa derrière lui près d'une vingtaine de connaissances, d'amis. Il n'était alors qu'un jeune enfant entrant à peine dans l'adolescence. Il avait évidemment promis, juré, et même craché qu'il ne les oublierait jamais … ces amis, ces copains.
 
"Et, je ne vous ai pas oubliés … Je ne pourrai pas vous oublier, jamais. Vous êtes tout ce que j'ai … et pourtant je ne vous vois plus depuis plus de cinq années."
 
Il ne les avait pas oublié, non. Comment le pourrait-il ? Quelques jours après son installation sur Coruscant, il tombait gravement malade. Et il fallut plus d'une année de recherches et de consultations pour découvrir la cause de tous ses maux, … rien d'autre que le stress … Jiis avait tout perdu. Lui qui n'avait connu qu'amitiés et bonheur s'était retrouvé plongé dans un monde hostile et vide. Un monde où il voyait tout comme agression. Son regard de jeune enfant si longtemps couvé, si longtemps accompagné n'avait tout simplement pas réussi à s'accommoder de cette nouvelle réalité … cette terrible réalité qu'on lui imposait.
Sans même s'en rendre compte, le jeune homme s'enferma dans un monde restreint, fermé et inaccessible. Son imagination devint progressivement son seul terrain de jeu. Lui si jovial au lever lors des jours d'écoles devint aigri. Lui si passionné se transforma en un être avide, cynique et jaloux. Alors qu'il voyait le bien partout dans sa petite enfance d'or, Jiis commença à développer un pessimisme terrible, sa maladie ne faisant que l'enfoncer dans ce terrain sombre et dangereux, dans cette solitude qu'il ne connaissait pas mais qui l'attirait énormément. Sans en souffrir réellement, il vécut ainsi cinq longues années … seul.
 
"Je n'étais pas seul … Je n'ai jamais été seul, non !"
 
Non, il n'avait jamais ressenti de solitude. Subtilement, sa vie lui avait au contraire paru heureuse. Au fond, ses amis ne l'avaient jamais quitté, il n'avait rien perdu d'eux, … son cerveau les avait gardés, lui.
Son adolescence passa ainsi et Jiis approchait à présent de l'âge adulte sans avoir jamais remarqué sa solitude. En cinq années et même après que la maladie l'ait quitté, Jiis n'avait jamais amené personne chez lui. Ses parents le voyaient rentrer seul du collège … puis du lycée. Il ne sut retenir personne, jusqu'à perdre le sens de l'amitié.
Ne jamais parler, ne faire l'effort de bouger les lèvres que pour manger, boire ou crier sur ses frères et sœurs, oublier ce qu'est un sourire, oublier tout et attendre que le temps passe.
Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés